mardi 27 février 2007

réponse à l'ultime question du Concours de Liturgie

Question 49 Quelle est la matière du sacrement de l’ordre ?

Réponse:L’imposition des mains de l’évêque.

On se reportera au texte, bien qu'il ne soit pas proprement liturgique, qui tranche tout débat.

PIE XII « Sacramentum ordinis »,
Denzinger 3857 et suiv.

« 5. En ce qui concerne la matière et la forme dans la collation de chacun de ces Ordres, Nous décidons et décrétons, en vertu de Notre suprême Autorité apostolique, ce qui suit : pour l’ordination au diaconat, la matière est l’imposition de la main de l’évêque, la seule prévue dans le rite de cette ordination. La forme est constituée par les paroles de la Préface, dont les suivantes sont essentielles et partant requises pour la validité : Emitte in eum, quaesumus, Domine, Spiritum Sanctum, quo in opus ministerii tut fideliter exsequendi septiformis gratiae tuae munere roboretur3. Dans l’Ordination sacerdotale, la matière est la première imposition des mains de l’évêque, celle qui se fait en silence, et non pas la continuation de cette même imposition qui se fait en étendant la main droite, ni la dernière imposition accompagnée de ces paroles : « Accipe Spiritum Sanctum : quorum remiseris peccata, etc. ». La forme est constituée par les paroles de la Préface, dont les suivantes sont essentielles et partant nécessaires pour la validité : Da, quaesumus, omnipotens Pater, in hunc famulum tuum Presbyterii dignitatem ; innova in visceribus eius spiritum sanctitatis, ut acceptum a Te, Deus, secundi meriti munus obtineat censuramque morum exemplo suae conversationis insinuet4. Enfin, dans l’ordination ou consécration épiscopale, la matière est l’imposition des mains faite par l’évêque consécra-teur. La forme est constituée par les paroles de la Préface, dont les suivantes sont essentielles et partant requises pour la validité : Comple in Sacerdote tuo ministerii tui summam, et orna-mentis totius glorificationis instructum coelestis unguenti rore sanctifica5. Tous ces rites seront accomplis conformément aux prescriptions de Notre Constitution apostolique Episcopalis Consecrationis du 30 novembre 1946.
6. Pour prévenir des doutes éventuels, Nous ordonnons que, dans la collation de chaque Ordre, l’imposition des mains se fasse en touchant physiquement la tête de l’ordinand, bien que le contact moral suffise aussi pour conférer validement le sacrement.
Enfin, il n’est nullement permis d’interpréter ce que Nous venons de déclarer et de décréter sur la matière et la forme, de façon à se croire autorisé soit à négliger, soit à omettre les autres cérémonies prévues dans le Pontifical romain ; bien plus, Nous ordonnons que toutes les prescriptions du Pontifical romain soit religieusement maintenues et observées. »


Merci pour votre participation, il y a encore les questions subsidiaires mais elles ne concernent pas la liturgie.
Vive le Concours de Liturgie
Vive mon secrétaire (bonne pâte, je vais le garder!!!)
Vive les participants!!!!

Vador

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Réponse de la question 48

Question 48.

Quel est le livre liturgique qui donne une règlementation pour la célébration de l’office divin ?

Réponse

Le cérémonial des évêques.

En effet,

Rubricae generales Breviarii, Caput IV, De ratione signo crucis se muniendi, standi, genuflectendi et sedendi in recitatione divini officii, n° 262 : « Normae peculiares quae ad hebdomadarium et cantores spectant, in ceremoniarum libris inveniuntur ; proinde hic ea tantum indicantur quae « chorales » in genere respiciunt. »
« … Qu’il (le caeremoniale episcoporum) est l’unique réglementation existante pour la célébration de l’office divin ». Mgr GROMIER, « Commentaire du Caeremoniale Episcoporum » Ed. Du vieux colombier, Paris 1959, page 11.
En effet, le bréviaire, s’il contient les textes de l’office divin afin de pouvoir le dire, ne donne aucune indication quant à sa célébration.
On rappelle que célébrer : « signifie particulièrement accomplir les cérémonies du culte divin. » (Dictionnaire de L'Académie française, 8th Edition (1932-5))
Le cérémonial des évêques est le seul livre liturgique qui explique comment accomplir les cérémonies de l’office.


Et voilà on arrive à la dernière question,

à tout de suite,

Vador

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Réponse de la question 47

et voici donc:

la question 47.

Dans la symbolique liturgique quel est le côté des gentils ?

Il s'agit du:

Nord.

En effet,

On trouve déjà cette explication dans le Rationale de Guillaume Durand, Evêque de Mende.

Explication des prières et des cérémonies de la Messe, par le Père Lebrun, Paris, 1829 « Remi d’Auxerre, qui écrivait et enseignait à Reims l’an 882, dit que le diacre se tourne au septentrion pour montrer d’où vient l’évangile, et quels sont ceux à qui il est annoncé. » Notre auteur écrit en note : « Verba evangelii levita pronuntiaturus contra septentrionem faciem vertit, ut ostendat verbum Dei, et annuntiationnem Spiritus sancti contra eum dirigi qui semper Spiritui sancto contrarius exstitit,etc. Remig. Antiss. Exp. Miss. » Ce qui veut dire que le diacre se tient du côté du septentrion, c’est-à-dire au Nord, afin que soit dirigée l’annonce du saint-Esprit contre celui qui se tient toujours contraire au saint Esprit.

« L’aquilon, expliquent Hugues de Saint Victor et Honorius d’Autun, est le vent le plus froid. L’aquilon est un principe de mort. L’aquilon désigne le diable et le peuple infidèle. Le vent du midi est le plus chaud. Il désigne le Saint-Esprit et l’ardeur de la dilection ». Bestiaire lib. I, cap. 12, Gemma lib. I, cap. 22, cité par Dom Gaspar Lefebvre, O.S.B. Manuel de Liturgie, Livre du maître, éditions ora et labora, Paris, 1934



Passons maintenant à l'avant dernière question,

Vador


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lundi 26 février 2007

Réponse de la question 46

Question 46. Qu’est ce que le fanon papale ?

Réponse:

Un habit.

En effet,

« Fano conficitur e serico albo tenui non undulato et sine subsuto ». NABUCO Joachim, « Ius pontificalium » Desclée et Cia., Tournay sans date, page 187.
Le fanon est un vêtement tout à fait original. C’est une grande pèlerine double ou deux pèlerines superposées. La supérieure est plus courte. Elles sont cousues ensemble dans la partie qui environne le cou. Les deux sont d’une étoffe de soie et d’or, à longues lignes perpendiculaires de deux couleurs, l’une blanche, l’autre d’or, réunies par une ligne amarante. Le fanon est placé sur l’aube et l’étole, mais on relève la pèlerine supérieure, on en entoure la tête du pape jusqu’à ce qu’il est revêtu la tunique, la dalmatique et la chasuble. Alors on fait retomber par dessus la chasuble la pèlerine supérieure qui ressemble à une mozette. Sur la partie du fanon qui recouvre la poitrine est brodée une croix rayonnée en or, que le Cardinal-Diacre baise lorsqu’il remet cet insigne au Pape. Cet ornement rappelle le surhuméral que l’évêque de Nancy et de Toul et celui de Cracovie portent encore de nos jours par dessus la chasuble lorsqu’ils officient pontificalement. » Les Cérémonies de la Béatification et de la Canonisation, auteur inconnu, Rome, Desclée et Cie, La messe solennelle du Pape.

Bon, on se retrouve dans la soirée pour les 3 dernières. A tout à l'heure,

Vador


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Réponse de la question 45

Question 45.

En combien de langues chantait-on l’Evangile à la messe papale ?

Réponse

2.

Raison:

A la messe papale, l’Evangile était chanté en deux langues : grecque et latine. Non seulement parce que ce sont les deux langues de l’Eglise, celle d’orient et celle d’occident, et parce que cela exprime bien l’universalité du message évangélique.
« L’Evangile latin terminé, le Cardinal-Diacre revient à l’autel accompagné de cinq acolytes céroféraires, deux seuls des sept, restent au pupitre, pour assister le diacre grec qui partant de l’autel où il a déposé l’Evangéliaire grec, se rend au trône, baise le pied du Pape et retourne ensuite à l’autel pour les prières avant l’Evangile. Accompagné du sous-diacre de son rite et d’un maître des cérémonies , il va derechef au trône, demande la bénédiction au Pape et se rend ensuite au pupitre où il annonce la lecture de l’Evangile en s’écriant : Sophia ! » Les Cérémonies de la Béatification et de la Canonisation, auteur inconnu, Rome, Desclée et Cie, La messe solennelle du Pape.
« Diaconus vero grecus accipit librum suum, ponens illum ante pectus vadit ad altare (…) Diaconus deinde dicit, signat et incensat ut de latino diximus. » L’œuvre de Patrizi Piccolomini ou le cérémonial papal de la première renaissance Tome II, Livre II et III, Index, Marc Dykmans S.I., Studi e Testi 294, Citta del Vaticano, 1982.

à tout de suite

Vador


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Réponse de la question 44

Question 44.

Combien y a-t-il d’épingles pour le Pallium ?

Réponse

3.

En effet,

« Le pallium est porté uniquement sur la chasuble, à laquelle il est fixé par trois épingles d’or. » Dictionnaire des arts liturgiques, Bernard Berthod et Elisabeth Hardouin-Fugier, les éditions de l’amateur, article « pallium ».
Cette manière de fixer le pallium est très ancienne puisque l’Ordo Romanus I du VIII° siècle en parle déjà.


Question suivante dans un instant,

Vador


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Réponse de la question 43

Chers amis, ce soir nous donnons les dernières réponses.
Bonne chance à tous,


Question 43.

Dans une procession qui passe devant ?

Réponse:

Les ordres mendiants.

Raison:

« 5. L’ordre à prescrire sur la liste est celui-ci : d’abord les confréries laïques (suivant l’ancienneté de leur fondation ; mais si la confrérie du S. Sacrement existe, c’est elle qui a la préséance sur toutes les autres dans la procession du S. Sacrement) ; puis les réguliers (en premier lieu suivant leur nature : mendiants, moines, chanoines réguliers ; en second lieu suivant l’ancienneté de leur fondation ou l’ancienneté de leur existence dans la ville) ; ensuite les curialistes et officiers, parmi lesquels, et au-dessus desquels le magistrat. » Caeremoniale Episcoporum, Livre II, chap. XXXIII, n°5, suivant la traduction de Mgr Gromier dans son Commentaire du Caeremoniale Episcoporum.


A tout de suite,

Vador


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